Rapport de l’Observatoire Social Tunisien

Janvier  2017

 

Le début de l’année 2017 a coïncidé avec de fortes précipitations accompagnées d’une grande vague de froid et de neige dans plusieurs gouvernorats du pays ; et pour autant que les conditions météorologiques étaient normales et naturelles dans une telle période, ce sont les conditions sociales de nombreuses catégories qui ont été très difficiles.

Il en parait, encore une fois, les limites de l’infrastructure qui ne répond plus à la nature de l’étape, essentiellement, dans les domaines sociaux, environnementaux, et économiques.

Situation qui exige une reconsidération fondamentale pour que les fortes pluies ne se transforment plus en déluge entrainant la mort de personnes ou d’animaux, le gaspillage environnemental important, l’arrêt ou la suspension des différentes activités économiques et éducatives.

Des fortes précipitations neigeuses dans les hauteurs et les régions intérieures du nord-ouest et du centre-ouest ont été à l’origine de l’isolement de la population dans un contexte de forte précarité sociale et économique véhiculée par les différents médias audio-visuels ainsi que les réseaux sociaux.

Ces conditions météorologiques ne sont pas sans précédents ; avant la révolution le gouvernement au pouvoir déclarait rapidement des mesures exceptionnelles à travers les divers mécanismes de solidarité au bénéfice des habitants sous une grande campagne d’acclamations hyper médiatisée. Le changement d’après la révolution a été dans le désengagement des instances au pouvoir dans ces rôles pour diverses raisons.

Certains partis politiques ont tenté de tirer profit de ces conditions de développement précaires dans les régions intérieures du pays par une présence massive sur le terrain qui s’est évanouie après les dernières élections législatives sans respect des engagements ni des promesses faites à ces différentes régions.

 

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