Rapport de l’Observatoire Social Tunisien

 Mars 2017

 

Le début du mois de Mars a été marqué par les caractéristiques d’une crise politique suivie d’un ensemble de protestation suite au limogeage du ministre de la fonction publique et la gouvernance. Cette crise a été considérée comme un non respect de l’accord de Carthage stipulant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Par ailleurs le limogeage de ce ministre qui était, au auparavant, membre du bureau exécutif de l’U.G.T.T. et son remplacement par un membre du bureau exécutif de l’U.T.I.C.A. a soulevé un tollé de la part de plusieurs parties considérant cet acte comme une position et un message claires du gouvernement face au dossier social ; ce mouvment a été calmé suite à la suppression du ministère en question et son rattachement en tant que secrétariat d’état.

Les relations entre le ministère de l’éducation et les syndicats de l’enseignement de bas et secondaires continuent d’être tendues avec tendance à l’escalade.

L’insistance des syndicats à révoquer le ministre et l’accrochement de celui-ci à ses positions avec le soutien du gouvernement a fait que les établissements d’enseignement et de l’éducation dans toutes les régions sans exception, entrent dans un état d’ébullition. En effet ces institutions ont connu un ensemble de manifestation avec des menaces d’escalade en cas de non réponse favorable le 15 avril prochain, sachant que des réactions diverses et variées des parents d’élèves ont été enregistrées concernant les mouvements de grèves ainsi que certaines voix accusant les syndicats de jouer avec l’avenir de leurs enfants arrivant à des rassemblements protestataires ou la signature de pétitions.

Sans entrer dans les détails de cette crise, ses répercutions ainsi que ses bénéficiaires mais sa continuité dans sa forme actuelle ne fait qu’augmenter les maux de l’institution éducative et retarde son processus de réforme structurelle.

De même que le mois précédent, le mois de Mars 2017 a connu un ensemble de protestations du corps médical allant des rassemblements protestataires, des manifestations jusqu’aux grèves, autour de la loi de criminalisation des erreurs médicales sachant que ces mouvements ont concernés, essentiellement, les institutions de santé publique sans concerner les cliniques privées.

De même que l’institution éducative, l’institution sanitaire connait, à son tour, une profonde crise nécessitant une intervention urgente visant le gaspillage que connait ce secteur depuis des années ; sachant que les protestations citoyennes concernant les services de la santé augmentent de manière considérable, de mois en mois surtout, spécialement dans les régions intérieures en dénonçant la détérioration des services hospitaliers, le manque d’équipement médical et de médecins spécialistes.

Les protestations des avocats ont connues, à leur tour, un mouvement d’escalade réfutant la loi de finances 2017, paralysant les tribunaux suite à la grève.

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