OST: Rapport avril 2017 des mouvements sociaux

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Rapport de l’Observatoire Social Tunisien

 Avril 2017

 

Les faits les plus saillants durant ce mois d’avril ont été dans la recrudescence des mouvements de protestations sociales dans diverses régions intérieures, essentiellement, dans les gouvernorats de Kairouan, du Kef et de Tataouine sans oublier les autres régions et gouvernorats. Le dénominateur commun entre ces mouvements était le fait qu’elles ont démarré dans les régions intérieures et que leurs motivations sont socio-économiques.

La précarité des situations de développement, l’injustice sociale et de développement depuis des décennies, les situations sociales des habitants, leurs attentes devant les promesses électorales nombreuses et alléchantes n’ont pas été des causes directes de ces mouvements de protestations mais en relation directe avec l’inflation des prix à la consommation, le recul du pouvoir d’achat et l’illusion d’un changement de situation qui font face à la réalité douloureuse de désabusée d’absence d’assurance de revenus minimaux et de migration du sources de travail vers d’autres régions, faisant du rêve et de l’espoir d’un avenir meilleur impossibles.

Telle est la situation dans les régions intérieures entre destruction des productions agricoles, la mauvaise qualité des prestations administratives, une infrastructure en mauvaise état, l’abandon scolaire, la contrebande et le commerce parallèle, la migration et l’engouement vers la migration non réglementaires, marginalisation etc. autant d’expressions qui sont insuffisantes à décrire la situation dans ces régions.

La réalité de ces mouvements ainsi que leur aspect quantitatif diffèrent de l’image véhiculée par les medias.

Ces mouvements ont impliqué les jeunes, les adultes, les personnes âgées à un même degré mais aussi les enfants, les hommes et les femmes ; les chômeurs et les travailleurs ; les diplômés, les moins diplômés et ceux qui ont interrompus leurs études ; les employés et travailleurs du secteur privé et ceux du secteur public au même titre.

Les protestations dans ces régions ont été globales dépassant les partisanneries politiques, les associations et les organisations en constituant un acte social collectif par excellence que certaines parties continuent de nier….

Sans rentrer dans les détails des causes des protestations, il en parait que la flamme des protestations existe et il suffit d’une simple étincelle quelque soient les causes ou les origines, le décès d’un malade à l’hôpital, un accident de la route, le limogeage d’un ouvrier, des pluies diluviennes, la fermeture d’une usine, etc. Les situations sociales sont dans une précarité globale et il suffit d’une cause aussi petite qu’elle soit pour faire exploser la colère qui deviendra un état de gronde puis un état de protestation implicite, sur terrain pour évoluer vers des sit-ins, des blocages de route, de le la violence et des affrontements avec les forces de l’ordre pour finir dans une forme de désobéissance civile.

Le comportement du pouvoir vis-à-vis du paysage protestataire n’a guère évolué malgré la succession des gouvernements, l’évolution d’une Assemblée nationale constitutionnelle vers une Assemblée des représentants du peuple et les visites sur terrain suivies de promesses de développement en cas d’escalade ou de silence dans d’autres cas.

 

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