Tunis le 15 septembre 2017

 

Les demandeurs d’asile de Choucha : Un mois de la grève de la faim

 

Trois mois après leur évacuation de la zone du camp de Choucha, leur hébergement temporaire à la Maison de Jeunes de la Marsa dont ils risquent d’être déplacés à tout moment et une grève de la faim entamée par 24 personnes depuis maintenant 30 jours, rien n’a encore évolué dans la situation des demandeurs d’asile.

 

Cette absence de réactivité pour trouver une solution au plus vite prouve que les autorités et les agences des nations unies responsables n’ont jamais pris sérieusement en considération les difficultés auxquelles ces personnes étaient confrontées, ni leurs revendications. Il apparaît clairement que l’évacuation de juin 2017 a été faite dans la précipitation et sans préparation, au mépris des droits fondamentaux et au risque d’aggraver encore un peu plus la méfiance des demandeurs d’asile vis-à-vis des autorités, et qu’aucun plan d’action n’a été élaboré.

 

Les organisations de la société civile réunies en comité de suivi, appellent une nouvelle fois l’ensemble des ministères concernés et les organisations onusiennes à communiquer en toute transparence avec les demandeurs d’asile et la société civile concernant les mesures entreprises et à entreprendre en lien avec les situations individuelles.

 

Les ONG signataires:

-Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux

-Euromed Rights

-Médecins du Monde

-Médecins Sans Frontières