La Révolution Tunisienne : Rupture et Continuité (Chokri Mabkhout)

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    Chokri Mabkhout, Écrivain, Ancien Doyen de la Faculté de Manouba

    La Révolution Tunisienne : Rupture et Continuité

    La Notion de la révolution dans l’imaginaire social en général, et même dans les perceptions théoriques a toujours été associée à la rupture avec le système politique en place.

    Les slogans scandés au cours de la  révolution tunisienne, tournant autour du droit au travail, la liberté et la dignité nationale, synthétisent l’objectif et le programme de la révolution dans une formule générale sujette à plusieurs interprétations.

    Cependant, la rupture ne s’est concrétisée en réalité que partiellement, essentiellement en ce qui concerne la structure politique, ce qui a suscité un sentiment de déception d’une part et confirmé l’existence d’une forme de continuité dans différents domaines d’autre part.

    Sommes-nous devant une impasse du processus révolutionnaire ou devant  l’absence de «vraies» forces révolutionnaires ?Est-ce le retour de la contre révolution et de l’ancien régime?

    Cette intervention ne traite pas ces questions directement, mais le conférencier a choisi une méthode qui relie l’histoire du slogan : « Le peuple veut faire tomber le régime » à l’histoire de la Tunisie contemporaine et à ses changements fondamentaux afin d’appréhender le lien entre la  dimension culturelle  avec les promesses « en standby » de la révolution et pour mettre en exergue les explications de la forme de la continuité.

    La révolution n’est pas seulement un acte spontané déclenché volontairement. C’est un processus soumis à des conditions historiques oscillant  entre le possible et l’impossible.

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